Bulletin 2 decembre, 2025

MESSAGE DU CONSEILLER

Quand l’idéologie influence le déneigement : ou le mirage de la rigueur budgétaire
 
La semaine dernière, le Ottawa Citizen publiait une chronique intéressante sur les enjeux politiques du déneigement. L’auteur y expliquait que les résidents d’Ottawa attendent essentiellement deux choses de leurs élus : ne pas augmenter les taxes foncières et assurer un déneigement rapide et fiable.
 
Cela me rappelle ce mème souvent partagé sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’un diagramme de Venn illustrant les désirs contradictoires et parfois convergents des contribuables municipaux : une ville avec des services municipaux stables, une faible densité de population et des taxes foncières basses. Ce diagramme suggère qu’une telle ville n’existe pas.
 
 

Concernant la gestion du déneigement par la Ville, le Conseil municipal attend depuis 2019 une mise à jour de ses Normes de qualité pour l’entretien hivernal. Cette politique définit les directives relatives au déneigement, en précisant les conditions et l'ordre de priorité des zones à déneiger, le délai d'intervention après une chute de neige, le niveau de déneigement attendu, etc. Les Normes de qualité pour l'entretien hivernal que nous utilisons actuellement datent de 2003, mais les attentes des résidents ont évolué depuis, notamment en ce qui concerne l'entretien hivernal des trottoirs et des abribus.

Après plusieurs années d'annonces concernant la révision des Normes de qualité pour l'entretien hivernal, le Conseil a reçu la semaine dernière une note de service du directeur général des Travaux publics indiquant que « le personnel ne propose aucune modification aux Normes de qualité pour l'entretien hivernal pour le moment et privilégiera plutôt l'excellence opérationnelle ».

Autrement dit, nous ne modifierons pas les Normes, mais nous mettrons tout en œuvre pour les améliorer et optimiser leur application.

Dans sa note de service, le directeur général indique clairement que les normes d'Ottawa dépassent les réglementations provinciales, mais précise ensuite que les réglementations ontariennes « visent principalement à assurer une protection juridique plutôt qu'à préserver les infrastructures, à améliorer la qualité de vie ou à s'adapter aux conditions climatiques locales ». Suffisant pour éviter un procès, mais peut-être pas suffisant pour vous aider à franchir un amas de neige de 1,20 mètre bloquant votre abribus.

La note de service mentionne également l'une des raisons pour lesquelles les normes ne sont pas révisées : le budget. Un paragraphe clé y fait référence :

« Il est également reconnu que toute augmentation des normes de service engendrerait des pressions financières soutenues et aurait des répercussions opérationnelles pour les Travaux publics. Comme indiqué dans les Orientations budgétaires 2026 de la Ville, tous les services privilégient une gestion financière prudente et l'amélioration des services tout en maîtrisant la croissance.»

Il y a beaucoup à analyser. Premièrement, il n'appartient pas au personnel municipal de décider de la révision et de la mise à jour d'une politique pour des raisons de coûts. C'est au Conseil municipal de décider d'accepter ou de modifier une proposition de nouvelles lignes directrices en fonction des coûts. Mais il semble que le personnel municipal se soit habitué à la culture d'austérité qui règne à l'hôtel de ville.

C'est pourtant le concept de « gestion financière prudente » que je souhaite aborder. Plus précisément, je conteste l'affirmation du personnel municipal et du cabinet du maire selon laquelle ils font preuve de prudence financière. Je suis plutôt convaincu que le budget 2026 privilégie une prudence financière excessive au détriment des besoins actuels et futurs des résidents d'Ottawa.

Accrochez-vous, cher lecteur, car je vais vous présenter de nombreux chiffres. J'ai divisé mon propos en quatre parties.

 

Partie 1 - Que faire d'un tel surplus ?

Au cours des cinq dernières années, Ottawa a accumulé un excédent d'exploitation combiné de près de 85 millions de dollars. En 2024, nous avons terminé l'année avec un excédent d'exploitation de près de 44,5 millions de dollars. Il est assez courant que les municipalités canadiennes dégagent des excédents. La loi les oblige à présenter des budgets équilibrés – il est interdit de prévoir un déficit budgétaire – et elles ont donc tendance à adopter une approche prudente en sous-estimant leurs revenus et en surestimant leurs dépenses.

Bien qu'il soit certainement avantageux de terminer l'année avec un excédent, cela comporte aussi des inconvénients :

  • Une budgétisation trop prudente peut entraîner des coupes importantes dans les services ou des reports de dépenses d'investissement, même lorsque des fonds sont disponibles.
  • Les fonds en réserve auraient pu servir à financer les priorités du mandat du conseil municipal, comme le logement abordable, l’amélioration des transports en commun, l’augmentation du financement de fonctionnement des organismes de services, les infrastructures résilientes aux changements climatiques, etc.

 

Deuxième partie : L’état de la dette d’Ottawa

La Ville d’Ottawa affiche actuellement un ratio dette/actif bien inférieur à celui de la plupart des villes, ce qui représente un coût d’opportunité important.

Le ratio dette/actif municipal indique le rapport entre la dette totale actuelle d’une ville et la valeur totale de ses actifs courants. En général, un ratio inférieur à 50 % est considéré comme sain pour une ville. Le graphique ci-dessous illustre l’évolution du ratio dette/actif d’Ottawa au cours des 10 dernières années. On constate qu’il est passé de 8,9 % en 2014 à 10,8 % en 2024. Concrètement, cela signifie qu’en 2024, Ottawa affichait une dette à long terme cumulée de 3,4 milliards de dollars et des actifs en capital totaux de 31,25 milliards de dollars.

 

Voici le point essentiel : notre ratio dette/actif est bien inférieur à celui de la plupart des grandes villes canadiennes :

  • Toronto : estimé entre 15 % et 20 %
  • Vancouver : entre 20 % et 25 %, ce qui reflète des investissements importants dans le logement et les infrastructures de transport en commun
  • Calgary : entre 15 % et 18 %, ce qui reflète d’importants investissements dans les infrastructures de transport en commun et d’eau
  • Montréal : entre 20 % et 25 %, en raison de son programme de renouvellement des infrastructures

S’endetter pour financer des investissements en capital est une « bonne dette » lorsque celle-ci sert à couvrir des besoins essentiels en infrastructures. Contracter une nouvelle dette massive pour Lansdowne 2.0 n’en est pas un exemple, à mon avis. Alors qu’Ottawa fait face à un déficit d’infrastructures colossal de 10 milliards de dollars, causé par le vieillissement des actifs, les besoins d’adaptation aux changements climatiques et la hausse des coûts de construction – des problèmes qui ne feront que s’aggraver si les investissements sont retardés –, augmenter notre endettement pour combler plus rapidement ce déficit serait une preuve de prudence budgétaire responsable.

 

Partie 3 - Quand les « gains d'efficacité » devraient plutôt être qualifiés d'évitement de coûts – ou tout simplement de chance.

On a beaucoup parlé des plus de 252 millions de dollars d'« gains d'efficacité » réalisés entre 2023 et 2026 grâce aux travaux du Groupe d'examen des services du maire. Cette affirmation mérite d'être examinée de près. À mon avis, elle est trompeuse et surestime les résultats.

Quand on entend le maire Sutcliffe parler des plus de 250 millions de dollars d'« gains d'efficacité » réalisés, on a l'impression que la Ville a accompli des prouesses herculéennes, que ce soit en rationalisant nos processus, en identifiant le gaspillage, en consolidant nos opérations ou en tirant parti de la technologie pour réduire les frais généraux. Dans certains cas, je suis certain que nous y sommes parvenus, ce qui est louable.

Mais une grande partie des « gains d'efficacité » de la Ville ne sont pas le fruit de ses efforts. Nombre d'entre eux ne sont même pas des gains d'efficacité du tout.

Le budget des transports en commun de cette année prévoit plus de 14 millions de dollars d'« gains d'efficacité » opérationnels. Et 9 millions de dollars de ces sommes représentent des économies sur le carburant grâce à la suppression de la taxe carbone. Il ne s'agit pas d'efficacité, mais d'une baisse des coûts prévus résultant d'une politique extérieure. C'est un pur hasard. Et cette « efficacité » liée à la baisse des coûts du carburant se retrouve dans tout le budget 2026.

En parlant de transport en commun, le budget 2025 prévoyait 21,3 millions de dollars d'« économies d'investissement », principalement des projets d'investissement reportés. Il ne s'agit pas d'efficacité, mais d'évitement de coûts. Et ces coûts ne peuvent être évités indéfiniment. Le budget 2026 ne prévoit aucun report de dépenses d'investissement, peut-être parce que nous n'avons plus rien à reporter.

Avec tout le respect que je peux vous témoigner, affirmer que le maire a réalisé 252 millions de dollars d'« économies » est tout simplement faux. Cela fausse la perception du public en laissant croire aux citoyens que le même niveau de services est assuré de manière plus responsable

Et quant à ces 9 millions de dollars d'économies sur le carburant que nous prévoyons réaliser ? Et si nous avions choisi de réaffecter ces coûts en améliorant le service de bus, afin que davantage de nos lignes de bus soient à l'heure ?

 

Partie 4 – Instrumentaliser la menace d’une hausse d’impôt de 12 %

Le maire Sutcliffe se vante que les hausses d’impôt à Ottawa demeurent parmi les plus faibles des grandes villes canadiennes. Et il a raison. Comparée à Vancouver, Toronto, Calgary, Montréal ou Halifax, la hausse annuelle moyenne des impôts à Ottawa est bien inférieure à celle de ces autres municipalités.

Si la Ville fonctionnait bien et était en bon état, il y aurait de quoi s’en réjouir. Mais ce n’est pas le cas. Voyez le temps qu’il faut pour faire réparer un lampadaire à cause des contraintes budgétaires, sans parler de l’installation d’un nouveau.

Évoquant les « efforts » déployés par la Ville pour réaliser 252 millions de dollars d'« économies », le maire a affirmé que cela avait permis d'« éviter une hausse de 12 % des impôts fonciers pour les résidents ». Pour plusieurs raisons que j'expose ci-dessous, cette affirmation est fausse. Pire encore, elle est instrumentalisée à des fins politiques.

Voici pourquoi cela pose problème. Premièrement, même le chiffre de 12 % est trompeur. En général, chaque augmentation de 1 % de la taxe foncière génère environ 20 millions de dollars de recettes supplémentaires. Ainsi, si nous devions réellement couvrir 252 millions de dollars de dépenses en une seule fois, et si le financement par la taxe foncière était la seule option, alors oui, une augmentation de 12 % permettrait de les couvrir. Mais cette présentation est trompeuse, car ces 252 millions de dollars d’économies sont répartis sur quatre ans. En la présentant ainsi, le maire crée un faux sentiment de crise.

Deuxièmement, ces prétendues « gains d’efficacité » ne sont pas financés uniquement par la taxe foncière. Seulement 48 % des recettes de la Ville proviennent des impôts. 24 % de nos recettes proviennent de subventions provinciales et fédérales. Les 28 % restants proviennent des redevances d’utilisation et d’autres sources, dont une partie n’est pas financée par le contribuable. Ce sont ces « recettes mixtes » qui permettent de financer notre budget. Puisque les 252 millions de dollars d'économies ne proviennent pas uniquement de coûts couverts par les impôts, il est malhonnête de la part du maire de promouvoir un scénario fictif comme si cela serait le cas.

Troisièmement, l'augmentation réelle de nos recettes consolidées nécessaire pour couvrir ces 252 millions de dollars d'économies est loin d'atteindre 12 %. Voici ce que nos calculs ont révélé :

  • Pour 2023, nous avons enregistré des économies et des gains d'efficacité de 53,9 millions de dollars, soit 1,21 % des économies consolidées de cette année-là.
  • Pour 2024, nous avons enregistré des économies et des gains d'efficacité de 99,6 millions de dollars, soit 2,17 % des économies consolidées de cette année-là.
  • Pour 2025, nous avons enregistré des économies et des gains d'efficacité de 54,2 millions de dollars, soit 1,09 % des économies consolidées de cette année-là.
  • Pour 2026, nous prévoyons des économies et des gains d'efficacité de 44,9 millions de dollars, soit 0,86 % des économies cumulées par rapport aux recettes de cette année.

Le total cumulé de ces économies serait de 5,33 % (sur quatre ans) sur l'ensemble des recettes, dont une partie seulement revient au contribuable. C'est loin des affirmations du maire concernant l'évitement d'une hausse de 12 % de la taxe foncière.

Enfin, et comme mentionné précédemment, bon nombre de ces « gains d'efficacité » ne sont que des économies réalisées ultérieurement, ou résultent de changements mis en œuvre par d'autres administrations. Si vous souhaitez remercier quelqu'un pour la baisse de vos impôts, adressez-vous plutôt au Premier ministre Carney. Mieux encore, remerciez vos enfants qui devront payer les coûts que le maire Sutcliffe vous aura épargnés.

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Alors, qu'est-ce que tout cela signifie ? On peut considérer nos excédents et notre ratio dette/actif inférieur à la moyenne et en déduire que notre situation financière est suffisamment saine pour investir davantage dans la modernisation et le remplacement de nos infrastructures vétustes, ainsi que dans l'amélioration de nos services. Nous pourrions y parvenir en contractant davantage de « bonnes dettes », notamment celles qui permettraient d'éviter une augmentation des coûts d'infrastructure à l'avenir. Par ailleurs, plutôt que d'effrayer les citoyens avec la perspective de hausses d'impôts dangereusement élevées, nous pourrions engager une discussion constructive sur la manière dont une augmentation modérée et raisonnable nous éviterait de reporter des projets d'investissement ou de réaffecter ces fonds à d'autres priorités lorsque nous réaliserons des économies.
 
Regardons ailleurs au pays. Leurs ratios dette/actif sont plus élevés que les nôtres, mais restent dans les limites recommandées. Et ils ont de nouvelles infrastructures à la clé. Leurs augmentations annuelles d'impôts moyennes sont supérieures aux nôtres, même légèrement dans la plupart des cas, ce qui leur permet d'éviter de rechercher des gains d'efficacité là où il n'y en a pas. Plutôt que de se vanter de légères hausses d'impôts, les maires de ces villes ont expliqué à leurs administrés les mesures nécessaires et leurs avantages.
 
En bref, Ottawa gère son budget avec une rigueur budgétaire excessive, et le prix d'une telle approche dogmatique est une infrastructure délabrée, des services publics en baisse et une ville de plus en plus divisée entre les riches et les pauvres.
 
Nous pouvons et devons trouver un juste milieu. Or, à l'approche des fêtes de fin d'année et de leurs nombreux symboles de rédemption, nous restons prisonniers non pas de la rigueur budgétaire, mais d'une économie avare et mesquine, nous guidant à coups de lésinerie vers une nouvelle année de médiocrité.
 
Espérons seulement que nous ne serons pas bloqués par la neige.

 

DOSSIER

La Loi 60 et ses répercussions

L’Ontario a adopté la Loi 60, la Loi visant à réduire les retards et à construire plus vite. Cette loi controversée, selon le gouvernement, a pour but d’accélérer le développement du logement, des transports en commun et des infrastructures en éliminant les obstacles réglementaires et en centralisant la prise de décision. Bien que le gouvernement ontarien affirme que cette mesure contribuera à pallier la pénurie de logements, la loi introduit des changements importants susceptibles de perturber la planification municipale et les projets en cours.

Voici les principaux changements à retenir :

Voici pourquoi cela nous importe à Ottawa :

  • Perturbation des projets locaux : Les municipalités ayant des plans à long terme pour les corridors de transport en commun, l’élargissement des pistes cyclables ou la protection de l’environnement pourraient devoir revoir ou interrompre des projets qui entrent en conflit avec les priorités provinciales.
  • Incertitude quant à l’avenir des projets en cours : Les projets actuellement à l’étude pourraient subir des retards ou des modifications si les décisions ministérielles prévalent sur les ententes locales de zonage ou d’infrastructure.
  • Défis liés à la planification des transports : C’est un enjeu majeur. Le projet de loi 60 repose sur des idées dépassées qui ignorent la question fondamentale que toute ville en expansion doit se poser : « Combien de citoyens devons-nous transporter et comment optimiser leurs déplacements ?» Avec l’augmentation de la population, l’espace devient un problème. C’est pourquoi Ottawa a entrepris la construction de rues complètes et d’aménagements « multimodaux » afin de faciliter les déplacements en attribuant à chaque mode de transport – marche, vélo, transport en commun et voiture – son propre espace. Le projet de loi 60 entrave ces progrès en empêchant la ville de réaffecter l’espace routier à des modes de transport plus efficaces, figeant ainsi les rues dans des plans obsolètes et nous exposant à des embouteillages encore plus importants.
  • Participation locale réduite : Les citoyens et les conseils municipaux auront moins d’influence sur les décisions d’aménagement du territoire, ce qui soulève des inquiétudes quant à la durabilité et au caractère des quartiers.

En résumé : le projet de loi 60 promet de la rapidité, mais au prix de l’autonomie et de la prévisibilité municipales. Ce qui apparaît, en apparence, comme un exercice de rationalisation et de simplification peut en réalité semer le chaos dans les projets municipaux, aggraver les embouteillages et potentiellement retarder des développements pourtant indispensables, les municipalités devant changer de cap pour se conformer à l'évolution constante des directives provinciales.

 

 

TRAVAUX DE LA VILLE 

Meadowlands Drive – Sécurité et mobilité active

Au cours de la dernière année, notre bureau a travaillé sur un projet visant à améliorer la sécurité et la mobilité active sur Meadowlands Drive. Ce projet est maintenant entré dans sa phase de conception et de consultation, et les résidents sont invités à partager leurs commentaires via un sondage en ligne qui se termine le 19 décembre.

Ce projet a été lancé suite aux nombreuses plaintes que nous avons reçues de la part des résidents concernant la vitesse excessive et la sécurité sur Meadowlands Drive. L'une des raisons pour lesquelles la vitesse excessive était une préoccupation majeure sur cette route est que les voies de circulation sont beaucoup plus larges que nécessaire. Des voies trop larges encouragent non seulement la vitesse, mais incitent également certains conducteurs à utiliser cet espace supplémentaire comme voie de dépassement, ce qui est très dangereux.

Alors que notre bureau commençait à travailler avec les services municipaux sur un plan de réduction de la largeur des voies, nous avons également constaté que la plupart des places de stationnement sur Meadowlands Drive (entre Fisher et Chesterton) étaient sous-utilisées. Nous avons demandé aux services municipaux de réaliser une étude de stationnement dans le secteur de Meadowlands Drive, qui a conclu que les parkings des immeubles et les rues adjacentes offraient une capacité de stationnement suffisante. Nous avons ensuite collaboré avec les services municipaux pour aménager de nouvelles pistes cyclables peintes de part et d'autre de Meadowlands Drive, puisqu'il n'existait aucun axe de transport actif reliant le sentier Nepean à l'ouest et les pistes cyclables déjà présentes le long de Meadowlands, à l'est de Fisher.

Nous sommes conscients que ce projet pourrait entraîner une augmentation des temps d'attente à l'intersection de Deer Park Road et d'Inverness Drive en raison de la suppression des voies de virage à gauche, mais notre objectif principal est de réduire la vitesse sur Meadowlands Drive et de créer un axe de transport actif est-ouest important. Ce projet sera très abordable comparativement à la plupart des projets d'apaisement de la circulation et de promotion des transports actifs.

Nous invitons les résidents à participer au sondage en ligne, qui se termine le 19 décembre.

 

Que se passera-t-il après les radars automatiques de vitesse ?

Depuis le 14 novembre, la loi 56 de l’Ontario a révoqué le pouvoir des municipalités d’utiliser des radars automatiques de vitesse dans les zones de sécurité communautaire, y compris les zones scolaires. Les 60 radars d’Ottawa ont été désactivés et la signalisation correspondante a été retirée. Il est important de noter que toutes les contraventions émises avant le 14 novembre demeurent valides et doivent être payées.

La Ville collabore avec la province pour installer de nouveaux panneaux de signalisation surdimensionnés pour les zones scolaires, conformément à la loi 56. La province a également créé un Fonds d’initiative pour la sécurité routière (FISR) de 210 millions de dollars afin de soutenir les municipalités qui utilisaient auparavant des radars automatiques de vitesse. Ottawa recevra un financement provisoire de 4 millions de dollars pour la mise en œuvre de mesures de sécurité routière sur les anciens sites d'ASE, notamment :

  • Des contrôles routiers ciblés temporaires
  • Des mesures d'apaisement de la circulation (p. ex., dos d'âne, passages piétons surélevés, ronds-points)
  • Des améliorations de la signalisation et des panneaux d'affichage de la vitesse

Les services municipaux élaborent actuellement des plans d'apaisement de la circulation adaptés à chaque site et présenteront des mises à jour dans le rapport annuel du Plan d'action pour la sécurité routière, au premier trimestre de 2026.

Plan d’action pour la sécurité routière – Conduite agressive

La conduite agressive demeure une cause majeure de collisions graves à Ottawa : 61 % des accidents mortels et des accidents ayant entraîné des blessures graves (2019-2023) étaient attribuables à une conduite à risque. La Ville rappelle aux conducteurs que gagner quelques secondes en accélérant peut avoir des conséquences tragiques.

L’excès de vitesse accroît le risque d’accident : selon l’Organisation mondiale de la Santé et le Programme national australien de partenariat pour la sécurité routière, une augmentation de 1 % de la vitesse moyenne entraîne une hausse d’environ 2 % de la fréquence des accidents avec blessés, de 3 % de la fréquence des accidents graves et de 4 % de la fréquence des accidents mortels.

À Ottawa, les amendes pour excès de vitesse sont rapidement majorées :

  • 60 km/h dans une zone de 40 : 150 $ + 3 points d’inaptitude
  • 100 km/h dans une zone de 60 : 480 $ + 4 points d’inaptitude

Si l’infraction a lieu dans une zone scolaire ou un chantier, les sanctions sont considérablement alourdies.

En cas de conduite dangereuse, le conducteur s’expose à une suspension immédiate de son permis de conduire de 30 jours, à la saisie de son véhicule pendant 14 jours, à des amendes pouvant atteindre 10 000 $, à un retrait de six points d’inaptitude, à un cours de perfectionnement à la conduite obligatoire et à une suspension de permis pouvant aller jusqu’à trois ans.

Pour plus de détails, consultez le site Web de la Sécurité routière d’Ottawa.

 

Inspection du nouveau revêtement de la route Merivale

Bien que la route Merivale ait été refaite l'an dernier (entre Viewmount et Meadowlands), nous avons constaté que la conduite n'est pas aussi lisse qu'on pourrait l'espérer après des travaux aussi récents. Un résident du quartier, expert en travaux publics, nous a signalé le problème et nous a suggéré de mener une enquête. C'est ce que nous avons fait !

Le mois dernier, le conseiller Devine a parcouru ce tronçon de la route Merivale et a remarqué que plusieurs plaques d'égout et regards d'égout étaient encastrés plus bas que le niveau de la chaussée. Cela crée des creux, d'où les secousses ressenties en roulant dessus.

Le conseiller Devine a porté ce problème à l'attention des gestionnaires de projet de la Ville, qui ont effectué leur propre inspection et ont ensuite invité le conseiller Devine à les accompagner la semaine dernière. Effectivement, plusieurs malfaçons ont été constatées et nécessiteront des réparations de la part de l'entrepreneur, à ses frais. Nous avons constaté que plusieurs regards d'égout étaient également bas, mais cela est nécessaire pour optimiser leur efficacité dans la collecte des eaux de ruissellement.

Une partie des travaux de réparation a déjà été effectuée, et la plupart auront lieu au printemps. Soyez assurés que ces travaux seront réalisés, car l'entrepreneur ne sera payé intégralement qu'une fois les réparations terminées.

 

Changements au service de recyclage à compter du Nouvel An

À compter du 1er janvier 2026, la Ville d’Ottawa ne sera plus responsable de la collecte de vos bacs bleu et noir. En vertu de la nouvelle réglementation provinciale, les producteurs de papier et d’emballages seront responsables de la collecte et du traitement des matières des bacs bleu et noir. L’entreprise Circular Materials administrera le nouveau système de recyclage pour le compte du gouvernement de l’Ontario.

Ce que cela signifie pour les résidents d’Ottawa qui bénéficient d’une collecte en bordure de rue :

  • Continuez de sortir vos bacs avant 7 h le jour de la collecte. Ils seront ramassés par un autre camion et la collecte pourrait avoir lieu à une heure différente de l’habitude.
  • À compter du 1er janvier 2026, les articles pouvant être déposés dans vos bacs bleu et noir seront modifiés. La liste complète des articles recyclables est disponible en ligne.
  • Veuillez noter : Circular Materials ne collectera pas les contenants de boissons alcoolisées dans le cadre du recyclage. Toutes les bouteilles et canettes de bière, de vin et de spiritueux doivent être rapportées à un magasin The Beer Store.
  • Vous pouvez continuer d’utiliser vos bacs bleus et noirs de taille standard.
  • À compter du 1er janvier, vous n’aurez plus besoin de communiquer avec la Ville d’Ottawa pour les services liés au recyclage, comme un bac brisé ou une collecte manquée.

ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE 

Séance d’information publique (virtuelle) pour les propriétaires de puits à sec ou à faible niveau d’eau

La Ville d’Ottawa tiendra une séance d’information virtuelle le lundi 8 décembre, de 18 h à 20 h, à l’intention de toute personne souhaitant obtenir des renseignements sur la situation actuelle de faible niveau d’eau qui touche certains secteurs d’Ottawa. Les résidents et les organismes peuvent se joindre à la séance en utilisant le lien Zoom.

La séance comprendra une mise à jour des offices de protection de la nature sur la situation actuelle. La Ville fournira également des renseignements sur les mesures à prendre.

Des représentants des groupes suivants seront présents :

  • Offices de protection de la nature 
  • Plusieurs services municipaux
  • Santé publique Ottawa
  • Bureaux des conseillers municipaux

Une période de questions et réponses aura lieu vers la fin de la séance. Pour obtenir les renseignements les plus récents, veuillez consulter la page Web de la Ville sur les puits à sec ou à faible niveau d’eau et le site Web de votre office de protection de la nature local.

 

Consultation publique : Aire de jeux d'eau du parc Medhurst

Notre bureau participe à un projet communautaire : l'aménagement d'une nouvelle aire de jeux d'eau au parc Medhurst, dans le quartier de Tanglewood. La construction devrait débuter en 2026. La Ville d'Ottawa vient de lancer une consultation publique concernant l'aire de jeux d'eau du parc Medhurst, afin que les résidents de toute la ville puissent se prononcer sur leur option préférée parmi deux aménagements proposés.

L'emplacement de l'aire de jeux d'eau a été déterminé suite à une consultation publique auprès des résidents et de l'Association des résidents de Tanglewood (ARTT), en tenant compte des commodités environnantes, des infrastructures et de la sécurité publique.

Deux aménagements ont été créés : le concept « Fantaisie » et le concept « Dr. Seuss ». Nous souhaitons recueillir vos commentaires sur ces deux aménagements. Veuillez noter que, bien que les commentaires des résidents de toute la ville d'Ottawa soient les bienvenus, ceux des résidents du quartier de Tanglewood auront une importance particulière.

Le sondage sur l'aire de jeux d'eau du parc Medhurst est accessible dès maintenant sur la plateforme Engage Ottawa et se poursuivra jusqu'au 5 décembre.

Remarque : la photo ci-dessous représente une aire de jeux d’eau du parc Sharel d’Alta Vista, conçue par la même firme qui concevra celle du parc Medhurst. Cette dernière sera une création originale.

 

Collecte de bouteilles vides pour le Programme d'échange de Noël

Le Programme d'échange de Noël offre des chèques-cadeaux et des paniers de nourriture aux familles dans le besoin. Le samedi 20 décembre 2025, les employés des succursales Beer Store d'Ottawa recueilleront les bouteilles vides rapportées lors de la collecte de fonds « Collecte de bouteilles vides ». Tous les profits serviront directement à soutenir les personnes dans le besoin pendant la période des Fêtes. Joignez-vous à nous en visitant une succursale Beer Store ou en partageant notre événement sur les médias sociaux.

  • Quand : 20 décembre, de 10 h à 17 h 30

  • Où : Toutes les succursales Beer Store d'Ottawa


Joignez-vous au conseiller Devine pour la 41e collecte annuelle de denrées alimentaires des Fêtes d'OC Transpo et de Loblaw
Le samedi 13 décembre, joignez-vous au conseiller Devine et à OC Transpo pour la 41e collecte annuelle de denrées alimentaires des Fêtes, de 10 h à 17 h, dans les succursales Loblaws, Real Canadian Superstore, Your Independent Grocer et No-Frills participantes à Ottawa. La demande auprès des banques alimentaires n'a jamais été aussi forte, et 37 % des bénéficiaires sont des enfants ; vos dons sont donc plus importants que jamais. Ajoutez quelques articles à votre panier ou faites un don en ligne pour aider à fournir des aliments frais et nutritifs aux familles dans le besoin.
Les résidents du quartier 9 qui souhaitent contribuer à cette noble cause le 13 décembre sont invités à se rendre au Loblaws situé au 1460, chemin Merivale, entre 10 h et 13 h 30. Consultez le site Web pour connaître les autres adresses et obtenir plus de détails.
 

 

SANTÉ PUBLIQUE ET SÉCURITÉ 

Mise à jour sur les maladies respiratoires

Les virus respiratoires circulent activement à Ottawa, et la grippe est en tête. Au cours des deux dernières semaines, l'activité grippale a connu une forte hausse, et le nombre d'hospitalisations a augmenté. L'analyse hebdomadaire des eaux usées nous donne un bon aperçu des virus en circulation dans la communauté :

  • Grippe : Niveau élevé et en hausse.
  • VRS : Niveau très élevé et toujours en hausse.
  • COVID-19 : Niveau faible et stable.

Les graphiques ci-dessous montrent que les niveaux de grippe sont bien supérieurs à ceux des saisons précédentes, et que le VRS est également en hausse. La COVID-19 demeure relativement stable.

Que pouvez-vous faire ? Face à la recrudescence de la grippe et du VRS, voici quelques mesures simples pour vous protéger et protéger les autres, surtout en cette période de rassemblements sociaux :

  • Restez à la maison si vous êtes malade.
  • Lavez-vous les mains fréquemment.
  • Envisagez de porter un masque dans les lieux intérieurs bondés.
  • Faites-vous vacciner contre la grippe et la COVID-19 si ce n'est pas déjà fait.

 

Bilan du 27 au 29 novembre de la campagne RIDE des Fêtes

Du jeudi 27 au samedi 29 novembre, le Service de police d’Ottawa (SPO) effectua 1500 échanges avec des conducteurs dans le cadre de la première campagne RIDE de cette année.

Des membres de l’Unité des mesures défensives contre la conduite avec facultés affaiblies, de Mères contre l’alcool au volant (MADD Canada) et du Programme d’amélioration de la sécurité des routes à Ottawa se trouvaient:

  • Jeudi à Vanier, Beacon Hill, et Alta Vista;
  • Vendredi à Kanata, Stittsville et Nepean;
  • Et samedi à Vieil Ottawa-Sud, Westboro, Hintonburg et Carleton Heights.

Au cours de la campagne, six conducteurs se virent imposer une suspension de trois jours de leur permis de conduire après avoir enregistré un taux d’alcoolémie dans la fourchette « alerte » lors d'un alcootest routier; un autre conducteur fut inculpé de conduite avec facultés affaiblies.

De jeudi à samedi, des agents de première ligne inculpèrent dix-sept conducteurs d’infractions liées aux facultés affaiblies.

Visitez notre site Web pour obtenir plus d’informations sur la nouvelle approche de l’OPS concernant le programme Festive RIDE.

 

Centre de santé et de bien-être de quartier d'OPH

 

PLANIFICATION ET DÉVELOPPEMENT 

Rappel de la réunion sur le règlement de zonage

Le mercredi 17 décembre, le Comité mixte de l’aménagement et du logement et de l’agriculture et des affaires rurales examinera la version finale du nouveau règlement de zonage d’Ottawa. Ce règlement encadrera l’utilisation et l’aménagement du territoire à l’échelle de la ville, conformément au nouveau Plan officiel et en appuyant des objectifs comme des normes de construction modernes, des quartiers à proximité immédiate (15 minutes) et une croissance durable.

Cette mise à jour remplace des règles datant de plusieurs décennies et modifie les hauteurs des bâtiments, les permis d’utilisation du sol et le stationnement, façonnant ainsi l’apparence et le fonctionnement des communautés pour les années à venir.

Les citoyens peuvent prendre la parole lors de la réunion ou soumettre des commentaires écrits. Consultez le site Web Engage Ottawa pour examiner l’ébauche et la carte de zonage interactive.

 

NOUVELLES ET ÉVÉNEMENTS COMMUNAUTAIRES 

Partenariat du SPO avec la Fondation pour la prospérité de la capitale

Le Service de police d’Ottawa s’est associé à la Fondation pour la prospérité de la capitale (FPC) afin d’aider les familles locales avec enfants. La FPC offre des programmes tels que des cartes-cadeaux Walmart, des meubles et des électroménagers, des nuitées d’hôtel d’urgence, la prise en charge des frais de camps d’été, des sièges d’auto pour les nouveaux arrivants et des casques de vélo. Si vous connaissez une famille qui pourrait en bénéficier, communiquez avec votre agent de police communautaire ou envoyez un courriel au SPO. Pour en savoir plus, consultez le site Web de l’organisme de bienfaisance pour enfants d’Ottawa – FPC.

 

6e concert de Musiciens pour Odenak – Dons

Rejoignez-nous pour le 6e concert de Musiciens pour Odenak le vendredi 12 décembre à l'église unie de Barrhaven (3013, chemin Jockvale). Ouverture des portes à 18 h 30, début du concert à 19 h. Au programme : « Le Noël de Frère Heinrich » de John Rutter, des prestations des chorales des églises unies de Barrhaven, Knox, Manotick et Woodroffe, ainsi que des chants festifs. Entrée libre (contribution volontaire) ; reçus fiscaux pour les dons de 25 $ et plus. Paiements acceptés : argent comptant, carte de débit, Visa et Mastercard. Venez partager la magie des fêtes !

 

 

Soutenez la collecte de fonds d'Ottawa pour la Société canadienne du cancer

Célébrez les fêtes au Gala de Noël féérique du DQ Ballroom and Fitness. Profitez de spectacles de danse de salon éblouissants, participez à un encan silencieux et contribuez à la collecte de fonds pour la Société canadienne du cancer. Billets : 30 $ en prévente ou 35 $ à la porte. Les dons sont les bienvenus sur la page de collecte de fonds. Ne manquez pas le spectacle inspirant de Virginie Primeau et Nikita Druzhynin, une célébration de la résilience et de l'espoir !

  • Quand : Vendredi 12 décembre, de 18 h 30 à 23 h
  • : DQ Ballroom and Fitness – 1160, avenue Maitland

 

Soirée Décoration de Biscuits et Connexion


Fête de Noël de la THCA 

Apportez la beauté du bassin versant chez vous avec un calendrier 2026!Pour célébrer le 60e anniversaire de la RVCA, l’organisme de protection de la nature a créé un magnifique calendrier mural 2026 présentant 12 photos inspirantes de l’ensemble du bassin versant. Ces images, soumises par la communauté, offrent un aperçu de la beauté naturelle, de la diversité et de la résilience de la vallée de la Rideau, et ce, tout au long de l’année! Les calendriers sont offerts à 20 $ chacun ou à 50 $ les trois, taxes et frais de livraison inclus. Les profits serviront à financer des programmes locaux de conservation et de gestion du territoire. C’est une excellente idée cadeau! Les calendriers commandés avant le 8 décembre devraient arriver avant Noël. Communiquez avec la RVCA pour obtenir de l’aide ou de plus amples renseignements.

Affiche de Noël de l'Église Unie de Knoxdale 

 

Dépliant du Club Lions de Barrhaven

 

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